Pendant longtemps, l'été n'était qu'une parenthèse entre deux hivers. Aujourd'hui, la donne a changé. La montagne est devenue une alternative sérieuse au littoral.
Racer/Cébé : « Quelle place occupe aujourd'hui la saison estivale par rapport à la saison hivernale en termes d'activité ? »
M. Saison : « C’est un peu généreux mais sur les bonnes années, on va dire 20 % l’été, c’est à peu près un cinquième de l’hiver. Ça s’est beaucoup développé notamment depuis le Covid. La montagne a pris un énorme engouement après le Covid ; après avoir été enfermé des mois, les gens avaient besoin de grands espaces. »
Cette accélération est spectaculaire. En cinq ans, le poids de l'été a doublé, passant de 10 % à 20 % de l'activité annuelle. Le directeur de La Plagne explique ce phénomène par un concept fort : la montagne est devenue une valeur refuge. Quand la canicule étouffe les grandes agglomérations, l'altitude offre ce "coup de frais" tant recherché. Les clients ne s'y trompent pas : ils viennent chercher de l'espace pour ne plus se sentir "entassés les uns sur les autres". Pour La Plagne, cela implique de repenser sa communication et ses offres. Environ 20 à 25 % du budget marketing est désormais alloué à l'été, avec une cible plus proche géographiquement, issue du bassin Rhône-Alpes ou de la région PACA, contrairement à l'hiver où la communication s'étend à l'international ; Belgique, Hollande...